Notes & contre Notes

Notes & contre Notes






Oyez oyez braves gens,


" Regardez les gens courir, affairés dans les rues. Ils ne regardent ni à droite ni à gauche, l'air préoccupé, les yeux fixés à terre, comme des chiens. Ils foncent tout droit, mais toujours sans regarder devant eux, car ils font le trajet connu d'avance, machinalement. Dans toutes les grandes villes du monde, c'est pareil. L'Homme moderne, universel, c'est l'Homme pressé, il n'a pas le temps, il est prisonnier de la nécessité, il ne comprend pas qu'une chose ne puisse pas être utile; il ne comprend pas non plus que, dans le fond, c'est l'utile qui peut être un poids inutile, accablant. Si on ne comprend pas l'inutilité de l'utile, on ne comprend pas l'Art, et un pays où on ne comprend pas l'Art est un pays d'esclaves et de robots, un pays de gens malheureux, un pays de gens qui ne rient pas, qui ne sourient pas, un pays sans esprit; où il n'y a pas l'humour, où il n'y a pas le rire, il y a la colère et la haine. Car ces gens affairés, anxieux, courant vers un but qui n'est pas un but humain ou qui est un mirage, peuvent tout à coup, aux sons de je ne sais quels clairons, à l'appel de je ne sais quel fou ou démon se laisser gagner par un fanatisme délirant, une rage collective quelconque, une hystérie populaire. Les Rhinocérites, à droite, à gauche, les plus diverses constituent les menaces qui pèsent sur l'Humanité qui n'a pas le temps de réfléchir, de reprendre ses esprits ou son esprit, elles guettent les Hommes d'aujourd'hui qui ont perdu le sens et le goût de la solitude. "




Eugène Ionesco




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# Posté le jeudi 02 octobre 2008 04:33

.L'incertitude du Doute

.L'incertitude du Doute
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Le soir... la nuit est un autre jour. C'est comme le bruit d'un revolver qui retenti dans le calme d'une Vie. Une Vie simple, livide, monotone. C'est comme un électrochoc qui vient perturber la douce solitude dans laquelle la nuit plonge chacun d'entre nous. Allongé dans un lit froid, sans chaleur, une sensation étrange vient alors s'installer. 00:23. Le regard fixe, le front couvert de sueur, les souvenirs ressurgissent lentement. 00:31. Le cerveau est en ébullition. La matière grise en pleine activité. On en fusille un ou deux histoire d'avoir la conscience tranquille. Aux aguets devant la fenêtre à demi-ouverte, la pluie s'écoule le long des allées et se répand sur le sol de la chambre sans vie. L'eau ruissèle à travers les dalles tout comme nos pensées vagabondent à la recherche d'explications. Et puis, le temps passe. Les heures défilent. La pluie tombe. 01:45. Toujours allongé, la tête plongée au c½ur d'une réflexion intense. On cherche. On fouille. On déterre. On enfoui aussi. Parc'qu'il le faut. On réalise. On réalise qu'on aurait peut-être dû leur expliquer. Peut-être pas finalement. Et puis, on atteint le paroxysme de l'Incertitude. Les idées fusent, se mélangent, s'entremêlent, se confondent. D'une seconde à l'autre, l'esprit se métamorphose. Ce doute est un sentiment permanent. On s'isole petit à petit. Le sentiment s'intensifie. De l'autre côté de la fenêtre, la pluie martèle le sol. D'une main distraite, une cigarette s'allume, on perd la notion du temps. On sent la fumée nous envahir peu à peu. Douce sensation que celle de consumer une partie de nos souvenirs. 3h50. La vie s'en mèle. L'esprit s'embrouille. On fini par s'endormir à la lueur de nos Pensées Incertaines. Le corps est plongé dans un état second. L'Esprit est anesthésié. C'est à l'aube que l'on se réveille. La fenêtre est fermée, le sol a séché, plus aucune trace... La mémoire est défaillante. Ou peut-être est-ce volontaire. On entame alors une journée comme les autres ...


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| | ιι | ■ |
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[Moi]

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 18:09

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 04:57

Quand l'indifférence devient dangereuse .

Quand l'indifférence devient dangereuse .
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" Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. [...]
J'ai demandé deux jours de congé à mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareille. "





[Albert Camus]
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# Posté le mercredi 01 octobre 2008 18:03

Modifié le samedi 18 avril 2009 19:11

Le Misanthrope.

 Le Misanthrope.
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Le bruit sourd de la promiscuité. Le fracas des portes. La sueur partagée. Les regards furtifs insignifiants. Les yeux rivés à terre. Les mains tremblantes & Les oreilles couvertes. Il entre. La musique au maximum. Il parle. Tu entends mais n'écoutes pas. La misère du monde ne Te touche pas. Hermétique aux Autres. Homme préssé. Regard austère. Marche mais ne se retourne pas. Rien ne te touche.




# Posté le mercredi 24 septembre 2008 15:12

Modifié le vendredi 03 octobre 2008 15:41

E v a s i o n

 E v a s i o n



A la naissance, ils ont jeté les dès. C'est décidé, en Amour, elle sera chanceuse.







# Posté le mercredi 17 septembre 2008 14:07

Modifié le samedi 18 avril 2009 19:14